Relation « Principal-Agent » dans le contexte de l'Enseignement Supérieur et Universitaire en République Démocratique du Congo : une application de la théorie économique de l'Agence

Résumé

Le présent article est un essai pédagogique. Nous y mobilisons la théorie de l’agence pour diagnostiquer le fonctionnement du système de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) en République Démocratique du Congo (RDC). L’enseignement supérieur et universitaire en RDC dont question dans cet article est une organisation, mieux, un « nexus contract » au sens de la théorie de l’agence. Il est géré par des individus rationnels. Ces derniers cherchent à coordonner leurs actions afin d’atteindre des objectifs qui ne sont pas toujours convergents. En raison des divergences d’intérêts entre parties prenantes au sein des organisations (Charreaux, 1998), les relations de coopération au sein du système d’enseignement supérieur et universitaire s’accompagnent forcément de conflits.

La théorie de l’agence est souvent mobilisée pour analyser l’asymétrie d’information, les conflits d’intérêts, l’incomplétude contractuelle, l’aléa moral, la sélection adverse et l’opportunisme contractuel. Elle cherche, soit à expliquer les formes organisationnelles comme modes de résolution des conflits ou, plus exactement, de réduction des coûts induits. Elle propose également des mécanismes qui permettent de réduire le coût de ces conflits (Ferey, 2005).

Après analyse, l’étude plaide en faveur d’une réglementation, dans le sens de la complétude, du système de l’ESU et une application, dans le chef du Principal (Etat Congolais), des textes disponibles qui régissent le secteur. Cet état d’incomplétude contractuelle et de non- application des textes disponibles peut être interprété par les Agents (Membres du personnel enseignant de l’ESU) comme étant la manifestation de l’opportunisme contractuel du Principal.

L’article propose également de mettre un terme à une espèce de « jeu de cache-cache », au sens de la théorie de l’agence, auquel se livrent l’Etat et les membres du personnel de l’ESU en RDC. Cela passe impérativement par l’instauration des mécanismes d’observations externes. Le pays y a, par ailleurs, déjà pensé en 1991-1992 avec l’institutionnalisation de la charte nationale de l’éducation de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Cette charte, non-exécutée, consacrait l’ouverture de l’enseignement national aux apports d’autres intervenants. Ceci afin de pourvoir aux carences des pouvoirs publics en matière de l’éducation. Dans la situation actuelle du fonctionnement de l’ESU, inviter les pouvoirs publics à améliorer les conditions salariales du personnel de l’ESU ne suffit plus à redynamiser les universités en RDC.

Mots clés :

PPPP

Abstract

Thr

Keywords:

PPPP.